Merci pour quoi ? Parce que notre vie ne vaut que par le sens qu’on veut bien lui donner, MERCI est né de cette envie là.
“Ce projet est né d’un rêve, de l’histoire d’une vie nouvelle qui commence avec lui, avec vous, avec tous ceux qui feront de MERCI un sésame, une promesse” diront Marie-France et Bernard Cohen (les créateurs de Bonpoint en 1979)
Une vraie révolution dans le commerce parisien. 1 500m2 bd beaumarchais pour faire de la mode, de la maison, des livres, de la cosmétique, de la quiquaillerie, de la mercerie, du vintage mais aussi un restaurant. La liste n’est pas exhaustive.
Une envie qui a fédéré la compétence bénévole des séniors, l’énergie et l’enthousiasme des plus jeunes, autant que la générosité des créateurs et des marques les plus connues. Be-pôles est de l’aventure évidemment, et tellement fièrement.
Merci Marie-France
Les images d’un premier voyage au Perou pour comprendre les racines et les fondements d’une marque nouvelle. Vous pouvez découvrir le site et le blog de Wool & the Gang imaginé par Be Pôles
A ma question pensez-vous que des étudiants en graphisme (EVC 3e année) puissent sortir de leurs études sans avoir une bonne connaissance typographique. A la question pensez-vous que la typographie doit être le socle de l’enseignement typographique ? : Je hurlais.
La typographie doit se situer au cœur du système éducatif des élèves. Je ne suis pas typographe et pourtant le constat me touche car il est assez réel. L’observation n’est pas anodine. Je pleure de rencontrer encore des étudiants qui finissent leur 3e année sans background culturel typographique.
La faute à qui ?
Qu’apprend t-on en école de graphisme ?
La pub, l’édition, l’identité, le web, la photographie, le dessin, l’aménagement d’espace, la culture des marques, parfois des notions de marketing… autant que celles d’anglais.
Reste qu’aujourd’hui pour passer un message à travers chacun de ces médias il nous faut des mots et que ces mots doivent être accrochés avec des typographies. Des mots sur des annonces, des mots dans des bannières, des mots dans un bilboard de film…
J’entends encore dans les jurys, le professeur de pub dire—ce n’est pas grave le sens est bon, tu affineras ces détails plus tard. C’est fort bravo. Le professeurs de multimédia dirait — l’arborescence est bonne, tu as utilisé une belle grille ça devrait fonctionner, tu règleras les détails typographiques plus tard l’essentiel c’est que ça marche ! Ces séries de remarques pénètrent dans la tête de l’étudiant pour le persuader qu’il y a une vie avant et après et surtout sans la typo.
Malheureusement je m’y oppose.
On ne doit rien lâcher.
Lorsque l’étudiant qui sort n’est pas capable d’utiliser la bonne référence historique qui raconte la bonne histoire. Lorsque l’étudiant n’est pas capable d’empiler correctement des références typographiques précises dans des gabarits éprouvés et équilibrés, on touche à la catastrophe.
Malheureusement je ne cite pas des cas isolés. Je parle surement d’une grande majorité des écoles de graphisme.
La faute à nous, à moi, la faute au programme. La faute à un enseignement global, chargé et très dense qui a laissé la culture typographique et l’enseignement des équilibres ancestraux souvent à la libre interprétation des élèves. A internet…?
Soyons clair nous ne parlons pas ici des grandes écoles ENSAD, BEAUXARTS… Je crois que le malaise vient plutôt des écoles plus généralistes qui ont voulu aborder une large gamme de sujets qui tournent autour de la communication visuelle.